021 – Chronique/interview d’artiste: Murielle ZEGUERS (Huy) – « Au Gré du Vent » (peinture, dessin, fusain) – 30 ans d’Art.

Huy, fille de Meuse, son « Mur » cycliste, son patrimoine historique mais aussi artistique…

Ancienne commerçante hutoise dans le textile (« Au Gré du Vent », cessation d’activité fin 2018), Murielle ZEGUERS (53 ans, mariée et mère de deux ados) gagne également à être connue au travers de ses oeuvres qu’elle a exposées dans divers commerces du centre de sa cité natale (dernièrement, en décembre 2019), de Liège (Terra – Terrae, restaurant) voire du « Créatour » Huy en passant par la galerie « Juvénal » (Huy – 2014) ou le château de Vierset, entre autres lieux…

Issue de l’institut Saint-Luc de Liège (enseignement secondaire), cette artiste confirmée s’exprime au pluriel… A ses tout débuts, elle crée les illustrations des tapis vendus par son père, commerçant à Huy, rue Saint-Pierre, me confie-t-elle.

L’Art est son moteur, et elle lui donne tout le « carburant » dont il a besoin, au fil du temps…

Acrylique, écoline (aquarelle liquide), pastels secs ou gras, crayons et fusains, sont autant de techniques artistiques qu’elle met au service de son art, qu’il soit abstrait, figuré ou encore anatomique…

A l’instar de ses techniques et inspirations, Murielle semble être une artiste recelant plusieurs facettes, bien que je ne la connaisse pas personnellement… Déconcertante, hypnotique, mystérieuse, raffinée, équilibrée, son oeuvre nous ouvre plusieurs chemins… Le spectateur n’aura que l’embarras du choix…

La finesse, la légèreté et le rendu de son coup de crayon ou de fusain sont stupéfiants, au même titre que l’explosion abstraite de couleurs chaudes sur fond mystique…

Un brin d’anxiété peut même saisir le spectateur, alimenté de profondeur par de subtils jeux de lumière… Tantôt féline et sensuelle, tantôt fatale ou désinvolte , Murielle ZEGUERS semble exprimer son non-verbal sur ses toiles d’une manière insaisissable… De tels contrastes suggèrent un vécu qui n’est pas exempt d’aspérités et qui meut les artistes dans leur ventre…

La force virile semble côtoyer la volupté féminine… Leur rencontre serait-elle exprimée dans les oeuvres abstraites de l’artiste? Peut-être… C’est mon ressenti… Elle ne dément pas…

Murielle me confie: « Lorsque j’utilise le crayon ou le fusain, je suis fusionnelle avec le papier, je sais ce que je veux… Et cette technique demande beaucoup d’application, de concentration, de précision… Par contre, lorsque je peins, je mets mes techniques au service de mon instinct, je ne sais pas où je vais, je crée… »

Elle semble « fonctionner » par élans successifs, alternant les disciplines artistiques par périodes. Murielle est plurielle… Donnant des cours particuliers, elle évolue également au gré des techniques qu’elle enseigne, me dira-t-elle…

On peut déceler dans ses oeuvres quelques influences issues de l’univers « Touareg » (elle a voyagé au Maroc), le « Vintage », le monde animal, le corps humain et en point d’orgue, l’abstrait qui exprime probablement l’univers intérieur, ou l’univers simplement…

Loin de sembler disparate, l’artiste est « connectée », inspirée et alignée… Sa maîtrise paraît lui offrir toute liberté de création ensuite…

Murielle ZEGUERS se qualifie d’éclectique artistiquement, et semble ravie que l’Art  en général soit mis à l’honneur… J’ajouterai que pour mettre l’Art à l’honneur, il est nécessaire de lui rendre une place légitime dans une société où certains modes d’expression sont trop vite qualifiés de subversifs… L’artiste propose, le spectateur dispose, sans besoin de polémique… Notre conscience fait le reste…

Maturité et expérience n’ont en rien, chez Murielle, étouffé le feu sacré, au contraire… Elle y jette une « bûche » de chêne chaque jour, alimentant également mon feu intérieur de ses encouragements dans ma démarche de chroniqueur…

Pour visiter l’ensemble de ses actus et de ses oeuvres, rendez-vous sur son « Facebook » via le lien suivant:

Mur Facebook « Au Gré du Vent »

ou la page:

Page artiste Murielle ZEGUERS

Merci l’artiste, merci Murielle,

Et bonne, route, « Au Gré du Vent… »

Vincent Poitier,

03 avril 2020

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