023 – Chronique d’auteure: Véronique ESTIVANT (Waterloo) – « Une Dame Blanche » (témoignage d’une infirmière)

« Mon’s Livre 2019« , dimanche 17 novembre. Pour la troisième fois, je suis invité au plus grand salon du livre wallon par mon imprimeur, « Le Livre en Papier » (Page Facebook). J’y présente mes ouvrages durant une après-midi.

De nombreux auteurs sont présents. S’installant à la table d’exposition et de dédicaces située sur ma gauche, une dame élégante et d’âge mûr présente, elle aussi, ses ouvrages… L’un d’eux attire mon attention: « Une Dame Blanche… »

Nous discutons, entre « collègues » littéraires. Elle est très sympathique. Infirmière durant trente-cinq ans dans différents services et hôpitaux belges, Véronique (1962, vivant à Waterloo) a du vécu et de l’expérience… Sa profession fait l’actualité avec la pandémie du « Corona virus », cependant, elle nous livre son quotidien professionnel, depuis ses débuts. Ses émois, son labeur, ses expériences intenses et variées au travers d’un livre « témoignage » saisissant… Narrant son quotidien de plus de trois décennies, elle partage avec le lecteur un « sacerdoce » qu’est la profession d’infirmière, bien avant l’arrivée de la pandémie de début 2020…

Livrant ses prémices hospitaliers, ses doutes, ses dégoûts, ses peurs, son engagement humain, ses émotions, ses contraintes professionnelles et familiales, ses rencontres humaines, Véronique ESTIVANT n’épargne aucun aspect de cette « Dame Blanche »

Sans tabou, ce témoignage m’a ému tant il est vrai et sincère… Les travailleurs de l’ombre dont a fait partie l’auteure sont méconnus et sous-estimés… Ce qui est frappant dans ce récit, est que jamais Véronique n’a lâché « l’affaire… » Ce métier, elle l’avait dans la peau, alors que d’autres auraient pu le haïr tant il est phagocytant et chronophage, mais pas Véronique

Une pointe d’humour permet cependant de respirer de l’air frais… De la pédiatrie aux urgences en passant par la salle d’opération et consort, la « visite » intime du milieu hospitalier nous est offerte, non sans souligner l’autoritarisme de certains pontes du milieu médical…

Véronique et moi-même avons « échangé » nos ouvrages respectifs et avons partagé nos ressentis de manière épistolaire via le Net… Une très belle rencontre, sincère et humaine… Tout ce dont le monde a besoin…

Je vous livre un extrait du récit pour vous mettre l’eau à la bouche:

– «  Quand j’y repense, il fallait vraiment être idiote pour accepter de travailler dans des conditions pareilles, non seulement pour moi, mais aussi, et c’est pire, pour les enfants à soigner. Je connais beaucoup de personnes qui, travaillant dans une société ou une entreprise, prennent congé pour s’occuper de leur petit malade. Comment se fait-il que nous n’ayons pas le temps ni le droit de nous occuper de nos propres bébés? Je le sais, pourquoi! Parce que nous sommes « bonnes comme le pain » ! Si nous avons choisi un métier comme celui-là, c’est pour notre sens de l’altruisme, notre conscience professionnelle, notre désir de toujours faire le bien ou en tout cas le meilleur, pour les plus démunis. Parfois, quand on se rend compte de ce que l’on sacrifie pour les « autres », on se demande si on a bien choisi sa profession… Et puis, précisément ce jour-là, quand vous arrivez en service avec des pieds de plomb et des questions plein la tête, il y a ce gentil sourire d’un petit patient reconnaissant, ce joli dessin qu’un enfant hospitalisé a fait « rien que pour toi », cette patiente qui trottine dans le couloir, elle va beaucoup mieux et « c’est grâce à vos bons soins ». Ce jour-là, on oublie tous les regrets et on est ragaillardi, prêt à soigner le monde entier! (fin de l’extrait, pages 94 et 95).

Pour visiter le site WordPress de Véronique, cliquez sur le lien suivant: Site WordPress de Véronique ESTIVANT, de même que sa page Facebook: Page Facebook « Vert au Vent » (V. Estivant).

D’autres ouvrages de véronique sont disponibles en cliquant sur le lien suivant: Catalogue de Véronique (« Le Livre en papier »).

Merci Madame, merci Véronique,

Merci à la « Dame Blanche »,

Vincent Poitier,

06 avril 2020

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