067 – Billet de transition: « Las des cadences du système… »

Au cours de mes errances, piétonnes et psychologiques, je cogite…

Alors qu’une fois encore je déambule, en plein conciliabule, je marche, je sens, j’entends, je vois, je ressens, je pressens…

La réalité qui m’entoure me communique en permanence quelque chose de mon univers et de celui qui me cerne…

Nul besoin de courir ou de réfléchir, tout s’impose comme une évidence, une concupiscence, envers tout ce qui paraît par essence…

Il n’est besoin que d’être, là où poussent les hêtres, et de prendre racine, alors que la vie se dessine…

Nous sommes en mouvement, quelque soit notre élan, et même immobile, la vie est volubile…

Il faut être aveugle pour ne pas voir, ce que parfois beuglent, les mystères des trous noirs…

La vie fait la nique, à nos désespoirs, et d’un point de vue quantique, nous éclaire dans le noir…

Nos visions systémiques et collapsologiques, entraînent la panique de la condition oecuménique…

Nous sommes las des cadences, de la course éffrénée, de la non transparence, de nos vies frelatées…

C’est la ruine qui prédomine, nous ramenant vers nos bases, et non vers l’emphase…

La vie est un rythme qui ne souffre aucun algorithme, du moins de l’humain, dont elle trace le destin…

Loin d’être fataliste, ni même égoïste, j’invite à l’espérance, qui renonce aux outrances, d’un monde qui s’essouffle, qui ne veut qu’on camoufle, toute exagération de nos ambitions…

Par monts et par vaux, tu sais ce que tu vaux… Nul besoin pour demain, de tomber dans le ravin…

Quelle que soit ta condition, ne perds pas la raison, et laisse à ton coeur, le soin de ton bonheur…

Vincent Poitier, alias « le Pensiologue »

13 mai 2021

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