113 – Chronique rando: « La rainette des marais » (Fallais – Braives – « Le Marais de Hosdent » – 6 km)

11-11-21, jour « fais rien »… Oui mais, non… Après que le givre inondé de soleil se soit dissipé sur notre vallée mosane, l’appel automnal et irrépressible de la nature se fait à nouveau sentir…

Laurence et moi-même jetons notre dévolu sur la localité de Fallais (Braives), en Hesbaye, sur les méandres de la « Mehaigne » sauvage, mais s’écoulant au fil d’un temps qui n’existe plus, si ce n’est par le rappel que nous signifie le tintement de la cloche de l’église locale….

Au départ de l’ancienne « Cour de Justice » (dont les jardins nature valent le détour), rue des ruelles, le balisage « rectangle vert » est très clair et complet tout au long de notre évolution bucolique…

Longeant les neuf hectares du marais de « Hosdent » dont l’intérêt ornithologique est réputé pour sa diversité, nous saluons les habitants souriants des quelques demeures coquettes adossées au coteau dont les pieds posent en zone inondable à en juger par les joncacées et autres végétations arbustives caractéristiques des marais…

L’itinéraire fléché traverse ensuite le village et est jalonné de lieux d’intérêt historique, à l’instar du « Moulin de Fallais » (XVIIIème siècle) dont le mécanisme est partiellement conservé (rue du Chardon).

A l’approche du château, nous empruntons le ravel de l’ancienne voie ferrée Landen-Statte-Ciney inaugurée en 1875, en fonction jusqu’en 1964 et déferrée en 1996 au profit du ravel actuel.

Des chevaux s’ébrouent sur les prés jouxtant les écuries du village, ce qui confère une certaine noblesse au tableau rural et champêtre… Quelques charrues égrènent les mottes de labours au cul des tracteurs agricoles sur les bocages qui sont autant de viviers pour la faune…

Nos vibrisses sont excitées tant par les fragrances naturelles que par quelques relents porcins nauséabonds…

Nos yeux sont ravis par la gamme de couleurs arboricoles dont se délestent les ligneux qui se préparent lentement pour l’hiver qui approche…

Un sentier en escalier calcaire nous ramène vers notre parking… « Fallais » bien que ça se termine…

Dans une heure commencera à décliner le jour… Dans la vie, tout n’est que question d’impermanence et de cycles…

Laurence nous concocte une soupe « maison » et mes doigts frétillent de tapoter mon clavier pour coucher ces quelques mots…

La joie, la paix, vous envahissent souvent lors d’une immersion en nature, là où le rythme et les éléments ne vous considèrent pas davantage que les nuages qui passent sans se soucier aucunement de nos aliénations mentales anxiogènes et souvent futiles…

Vincent Poitier, alias « le Pensiologue »

11 novembre 2021

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