135 – Billet: « Nichons aux sains desseins »

Huccorgne – photo personnelle

« Xanax répare, Xanax remplace!« , voilà bien un slogan détourné d’un spot publicitaire martelant nos esprits de sa « punchline » redondante et soutenue par une petite ritournelle marquée au fer rouge d’un marketing exacerbé…

Tout le monde l’a en tête, de gré ou de force, à moins de s’être expatrié plusieurs années en Antarctique ou encore au coeur de la cordillère des Andes, privé de smartphone et d’électricité…

Preuve, s’il en est, que nos pensées sont influencées, conditionnées, par nos modes de vie, les multimédias, nos habitudes, etc…

Le titre de ce billet, lui-même, constitue en un holorime subliminal qui peut inviter sans trop y réfléchir à en lire le contenu qui n’est finalement pas trivial… (encore faut-il déterminer ce qui l’est ou ne l’est pas, stricto sensu).

Nous entendons et voyons quotidiennement, plusieurs fois par jour, des mots et des images qui procèdent du même acabit qu’en introduction…

Nous sommes tellement de mauvaise foi que nous n’avons même plus la force de nous y opposer, et nous sommes imprégnés, infusés, dans une soupe mentale qui finit par échapper à notre contrôle…

Considérez un instant, s’il vous plaît, que nous entendions chaque jour que la paix règne partout sur la planète, que tout les êtres humains mangent à leur faim, que absolument tous les produits de première nécessité soient accessibles à quiconque sans exception, etc… Imaginez… (fermez les yeux, c’est plus aisé…)

Qu’en dites-vous? Ce serait utopique, évidemment… Nos cerveaux seraient alors colonisés de pensées positives, et le niveau de stress général serait considérablement à la baisse…

Et pourtant, même l’utopie n’est qu’une vue de l’esprit (encore lui…)

Au-delà des évènements que nous vivons, au moment où nous les vivons, de la manière dont nous les vivons, ce sont nos pensées, notre mental, qui entretiennent la souffrance qui peut y être liée, et ce n’est rien de le dire…

Plusieurs dizaines de milliers de pensées quotidiennes (c’est prouvé par les neurosciences et l’imagerie médicale), dont seulement cinq pour cent seraient conscientes… Ouf! Waouw!

Quelle énergie dépensée à les combattre, ces pensées, futilement, vainement… En effet, on ne peut combattre nos pensées. On peut, au mieux, s’en détacher et en devenir observateur afin qu’elles ne suscitent plus d’affects et de ressentiments…

Pas de jugement, pas de culpabilité, donc pas ou peu de problèmes… Notre cerveau est programmé pour résoudre des problèmes, pas pour les traverser… Pas de solution? Pas de problème, donc…

Vous me direz sans doute que la réalité ne s’en trouvera pas modifiée, que les factures ne se paieront pas toutes seules… Certes… Quoique…

Ce nouveau mode de fonctionnement, donc de nouvelles habitudes (même toutes petites au début) contribue à reprogrammer vos circuits neuronaux (et ce n’est pas moi qui ai découvert cela tout seul) et donc à percevoir votre réalité (car chacun vit la sienne…) sous un nouvel angle, voire à modifier votre futur issu de nombreux futurs possibles… (ben si, à chaque seconde, le fait de dire ou faire quoi que ce soit modifie nécessairement le déroulé des évènements, héhé…)

D’où le titre de ce billet non numéraire (et non sexuel, ce qui n’empêche rien, d’ailleurs), « Nichons au sains desseins ».

C’est à dire que nous pouvons choisir comment et par qui sont influencées nos pensées. Notre libre arbitre, quant à lui, nous permet d’effectuer des choix ou non, en s’adaptant à chaque instant à notre réalité, sans dépenser plus d’énergie qu’en les combattant à tout prix dans une rumination tonitruante dont nous sommes les spécialistes!

Bref, faites comme vous le souhaitez, mais éventuellement, tentez l’expérience, en balade nature, ou avant de vous endormir, par exemple, au seuil des « ondes Thêta » les plus faibles que puisse émettre votre cerveau, au profit de votre conscience, laquelle ne trouve pas l’espace d’expression en état de stress…

Et si tout cela vous semble abscons ou farfelu, rallumez la télévision… Et ne lisez pas ce billet… (sourire complice)

A bientôt! (enfin, peut-être…)

Vincent Poitier, alias « le pensiologue »

13 mars 2022.

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