Les bateaux à l’arrêt aux ports,
Laissant les manifestants sur la grève,
Les trains à l’arrêt aux gares,
Les avions sans réaction…
Au château-Fort, rendu malade de récession,
L’avare y scelle son coffret-fort…
La finance, les élus, elle aime,
Sous prétexte d’intégrité des territoires,
Pas d’ingérence, même si y a rien à manger ni à boire…
L’Amérique fait du fric, mais y en aurait pas en Afrique,
C’est la faribole des conquêtes de sols,
C’est l’inflation de la déraison…
Les tapis de bombes sont en promotion,
Les marchands d’armes sont les gendarmes…
Quand en Europe, sous l’oeil du cyclope,
C’est la révérence, dans l’indifférence…
La fleur au fusil, nous on sourit,
Devant Arthur qui raille cette conjoncture…
Spectateurs démunis devant cette imposture,
Nous autres on vit, espérant qu’ça dure…
On nous met devant des cas de conscience,
Rouler à l’électrique ou bien à l’essence?
Ça commence franchement à friser l’indécence…
Mais Monsieur l’Maire, qu’allons-nous faire?
Voter à gauche, ou même à droite?
Alimenter un système qui boîte?
Nous ce qu’on veut, c’est que tout aille mieux!
Pas de portefeuille qui s’effeuille,
Pas de fausses promesses qui mettent en liesse,
L’altérité supplantant l’austérité,
Serrer les coudes de ceux qui boudent,
Donner à manger aux affamés,
Prendre dans les bras tous les traumas,
Et recréer solidarité…
Cette Utopie nourrit ma vie,
Faire société c’est espérer,
Que le coeur des Hommes puisse s’éveiller…
Vincent Poitier, alias « le pensiologue ».
26 mai 2025.
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