172 – Billet littéraire: « Amende à lire? »

Entre deux « swipes » ou deux « scrolls », qui se risque encore aujourd’hui à une sortie littéraire, en bibliothèque ou en librairie…

Qui prend encore le temps de déambuler en bipolard, entre le rayon ultra-violent ou celui des romances…

Beaucoup ont jeté l’encre, demeurant lovés dans leurs plumes, sous couverture…

Je vois d’ici le tableau des piques à sots, qui dans une grande inspiration diront: « Mais lis tes ratures avant tout! »

Quel manque de correction…

Lire des livres ne serait-il plus à la page? L’écho logique serait-il d’économiser le papier? Certes, mais les data-centers sont-ils gage de réduction d’émanations de monoxyde de carbone?

A l’instar du buzz internet, ne lit-on que ce dont on parle haut et fort, sans souci de qualité et profondeur?

Lire un livre, c’est parfois lassant, sûr!

Il faut du verbe pour disserter d’un sujet dont plusieurs lectures sont possibles.

Le nouveau chapitre de l’histoire littéraire contemporaine est-il désormais dévolu au tout numérique? Mais pour accéder au numérique, il est indispensable d’être au courant, tandis qu’un livre est lui-même porteur d’énergie pour qui sait lâcher prise sans être interrompu par des publicités récurrentes.

Pourquoi faire tout un fromage pour quelques tomes de savoir, me dira-t-on…

Parce que l’on ne peut garnir une étagère avec des fichiers numériques qui s’altèreront bien avant n’importe quel ouvrage de papier pouvant résister aux affres du temps.

A quand les amendes à lire?

Alors, sois libre et ris!

Vincent Poitier, alias « le pensiologue »

10 mars 2023

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