252 – Billet slam: « Hubris et orbi. » (l’orgueil est partout)

D’escapades en estacades, je me jette à l’eau.

Il arrive que je parade, tel un affreux corbeau.

Quand la colère me réclame, je cogite, je lis Slam.

Dans les écueils, je me recueille, et c’est alors que je déclame.

L’orgueil se voit dans l’oeil.

Comme celui de Kubrick, un tantinet lubrique.

Il faut bien juguler tout ce flot de pensées,

Et l’amenuiser jusqu’à l’aménorrhée.

Croyez-vous qu’un bouvreuil, puisse se gonfler d’orgueil?

Pensez-vous qu’un chevreuil puisse ressentir le deuil?

Y a vraiment qu’un humain, pour penser à demain.

Levant haut le menton, cultivant l’ambition.

Chacun brandit sa crosse, à qui a la plus grosse,

Tout en bombant le torse, criant de toutes ses forces,

Regardez, je suis là! Demande votre attention!

Mais au premier coup bas, remets ma démission…

L’enfer c’est les autres, prétendait Jean-Paul Sartre,

Mais y a plus un apôtre, pour tirer la bonne carte…

Hubris et orbi, c’est pas moi qui le dis!

L’orgueil est partout, c’est une histoire de fous!

Je ne crois pas qu’au caveau, j’aurai le plus haut,

Au-dessus, au-dessous, on m’ mettra dans un trou…

La seule reconnaissance, celle qui vient par essence,

C’est de pouvoir se voir, tout nu dans un miroir.

Car quand t’as rien à t’mettre, tu n’as plus rien à perdre.

C’est sur le fil du rasoir, que se vit ton histoire…

Vincent Poitier, alias « le pensiologue »

06 novembre 2025

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