Ma femme et moi, on est « camas » sous draps.
On aime faire l’humour dans toutes les positions.
Certaines personnes ont déjà fait l’humour à plusieurs. Mais pour ça, il faut bien se connaître…
On a même déjà fait l’humour à la plage.
Mais pour bien faire l’humour, il faut se protéger. On ne peut pas le faire devant n’importe qui.
Et puis c’est important aussi la tenue. Il faut être bien habillé.
Avec mon amoureuse, on l’a déjà fait plusieurs fois le même jour… On étaient crevés, après. C’est normal, on en avait mal au ventre. Faire l’humour, c’est cardio, tout de même…
Moi, je préfère qu’on laisse la lumière, on voit mieux les mimiques sur le visage.
J’ai déjà maté des scènes d’humour sur internet, mais c’est bien mieux en vrai!
Quand on est en bande, il y a des gens plus mous, alors on allume que les « préluminaires », pour ne pas trop les intimider… Puis, au fil du temps, tout le monde se détend et on est un peu plus crus… Mais pas trop quand-même… Non… Pas l’humour vache… Vaut mieux qu’on la ferme, dans ce cas là…
Un soir, il y avait un invité un peu tendu, alors on l’a un peu perturbé, et il s’est complètement mis à l’aise… Il nous a même embrassé à la fin tant il était comblé!
Une autre fois, il y avait un plombier. Il a pu réparer l’une ou l’autre vanne pour ne pas faire fuir les convives…
Faire bien l’humour, c’est tout un art. Personnellement, j’ai appris dès l’adolescence. Tout seul, au début, car j’étais un peu timide… L’humour solitaire, c’est chouette, mais c’est quand-même mieux à deux ou à plusieurs.
Avec ma partenaire, on a tellement bien fait l’humour si souvent qu’un soir, on a fait l’amour…
Bref, faites l’humour mais pas la guerre. C’est mieux pour tout le monde.
Le niveau au-dessus, la « Master Class », c’est de faire de l’esprit… Mais ça, ça demande plus d’expérience. C’est quand on vieillit un peu, et qu’on rit moins fort qu’avant. C’est normal, on connaît toutes les histoires, alors on est un peu blasé… Puis on est moins en forme… Par contre, on se connaît mieux, et parfois un regard suffit…
L’humour, c’est une caresse impertinente ou impétueuse, qui descend le long de l’échine en passant par la rate…
Bien sûr, on a connu quelques scènes, avec nos histoires d’humour… Des petites scènes… des scènes ouvertes, où on pouvait faire l’humour ou de l’esprit poétique devant tout le monde… Ça, ça demande de se remettre en question, comme un débutant. On se met à poil, en quelque sorte…
Ce qui compte vraiment, c’est d’y mettre du cœur… Si on est pas sincère, ça peut pas le faire, mais personne n’est dupe… On peut pas simuler, ça se sent tout de suite… Et alors on rit jaune…
Y en aura toujours qui afficheront un « frigide-air », c’est sûr… Tu peux pas dérider une tôle… Tout le monde peut pas jouir de ton humour si il a été mal initié, ou si il est coincé de ce côté-là… C’est pas de leur faute. Ils sont tristes, c’est tout…
J’espère ne pas avoir été ambigu, n’avoir choqué personne… Mais il faut reconnaître que l’humour, c’est un peu comme un tissu érectile… Une simple pensée le soulève…
Vincent Poitier, alias « le pensiologue. »
25 février 2026.
Copyright, tous droits réservés.

