232 – Chronique rando: « Terhills – Maasmechelen » (ancien site minier d’Eisden, lacs et nature sur 350 ha – province de Limbourg).

Samedi 12 avril 2025, confondant avec un jour de juillet à 24 degrés, pas de quoi se vautrer dans un divan. J’ai souvent entendu parler de « Maasmechelen village » pour ses magasins « Outlet » à prix avantageux, mais tout le monde sait que j’adore les magasins… (arghhhh….)

Par contre, jouxtant cet empire du lucre, une zone nature de plus de 350 hectares issue d’un ancien site minier (Eisden) encore en activité il y a un peu plus d’un quart de siècle nous appelle.

L’accès au site et aux plans d’eau est gratuit, de même que le stationnement, et est aisément accessible aux PMR (personnes à mobilité réduite) et donc aux poussettes d’enfants.

A pied ou en vélo, tout est aménagé magnifiquement. Seuls quelques « Wellness« , hôtels et bases nautiques en bord des lacs rappellent que là aussi opère le fameux empire évoqué peu avant… Soit, nous nous en accommoderons.

Stationnant « Gate East », nous empruntons les allées à mobilité douce goudronnées dont le départ se situe entre les deux tours des puits de l’ancienne mine d’Eisden (24 mètres de hauteur que l’on peut ascensionner).

Une voirie parallèle à celle que nous parcourons est réservée aux navettes autonomes gratuites qui confèrent à l’ambiance bucolique un petit goût de science fiction! Ces minibus électriques permettent néanmoins de soulager les articulations des uns et des autres le cas échéant.

Au but d’une bonne demie heure de marche, nous accédons au point d’orgue qui attira mon attention sur ce site, à savoir la passerelle cyclo-piétonne de 380 mètres de longueur et serpentant d’une rive à l’autre du lac principal.

L’affluence est non négligeable en cette journée propice et nous nous gardons bien d’être percutés par quelques cyclistes téméraires parmi les nombreux piétons et familles qui déambulent.

Bateaux électriques de location, paddles, et d’autres moyens de déplacement aquatique sillonnent allègrement le plan d’eau dont la surface est caressée par une brise agréable.

Nous cassons la croûte au bord de l’eau, sur un banc en bois, et nous réhydratons car le soleil généreux inonde la plus grande partie du pays dont il faut profiter dès que la météo est clémente.

Il est tout à fait possible de randonner sur le pourtour de tout le site (4, 7, 10 km) dont la plus grande partie est plus sauvage, mais pour le jour, nous nous contenterons de rebrousser chemin par la même passerelle à fleur d’eau et dont la traversée a des airs maritimes…

Quelque peu réfractaire aux nouvelles technologies, je ne résiste toutefois pas à l’envie de convaincre Laurence à utiliser une navette autonome, juste pour dire « je l’ai fait! » (je suis resté un enfant…) Il faut admettre que confier son intégrité physique à un engin sans pilote et bardé de capteurs divers est une drôle d’expérience! Filant entre 15 et 20 km/h, celle-ci nous avance de quelques centaines de mètres déconcertants et amusants.

L’heure tourne et nous sommes invités chez ma fille Chloé pour un petit barbecue en début de soirée, dès lors, nous entreprenons de satisfaire notre curiosité en mettant les pieds dans le village « Outlet » de Maasmechelen.

Je dois reconnaître que ce lieu strictement commercial est original de par ces constructions et mobiliers urbains originaux évoquant la Mainstreet d’Eurodisney. Mais au-delà de cet aspect distrayant, nous déambulons entre des boîtes à fric, c’est évident. Mais bon, ne boudons pas notre plaisir (mais bien notre portefeuille…).

Nous saluons l’énorme Manneken Pis vert et blanc de près de 5 mètres de hauteur trônant au centre de l’avenue principale et faisons un clin d’oeil au rutilant Karl Lagerfeld avant de chausser nos « Birks » et monter dans l’auto pour le retour…

Encore une belle après-midi délassante et un sujet plaisant à vous rapporter par le biais de mon blog qui vient de fêter ses 10 années d’existence.

A plus dans l’bus autonome!

Vincent Poitier, alias « le pensiologue ».

13 avril 2025.

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