(suite du billet n°287 Le plombier du myocarde.)
La vie est un corps à corps, un coeur à coeur, un corps à coeur, un coeur à corps, un coeur accord…
Son coeur qui lâche, et c’est l’âne à chronique qui s’emballe.
Je rue dans son brancard avec mon coeur, car j’ai mal au sien…
Si son coeur souffre, le mien saigne, tombant dans ce gouffre qui m’enseigne…
Rien n’est acquis, rien n’est à qui. A qui croit avoir, tombe de désespoir…
Le coeur serré, je serre le sien qui m’enserre, le sien qui étouffe, qui bat de travers.
Son âme crie au coeur, alors on appelle l’homme de science, l’émérite qu’elle mérite.
Trauma pour trauma, il ouvre sa poitrine, et il ponte, tel un ponte, cette pompe qui manque d’air.
Boucherie chirurgicale, ou miracle médical, douleurs affligeantes pour combattre un mal affligeant…
Mettre la vie en danger pour pouvoir la sauver. Paradoxe orthodoxe, parallaxe du thorax…
Je ne peux me résoudre qu’il faille en découdre, quelque chose en moi n’accepte pas.
Témoin privilégié et impuissant, je me regarde au dedans, puisque sa vie en dépend.
Mon corps appelle mon âme au secours, pour toute forme de recours…
Aucun miracle ne point, hormis les mains de ce chirurgien.
Mais son coeur est dans ses mains, et ses mains sont sur son coeur, celle pour qui bat le mien…
Brieuc opère, et par lui se produit le miracle. Si l’on ne voit pas Dieu, c’est qu’il est partout…
L’être humain a été fait libre, c’est pour cela qu’il peut faire le mal.
Mais lorsqu’il fait le bien, c’est parce qu’il vibre, qu’il se sait plus qu’un animal.
Pas de science sans conscience, pas de conscience sans présence…
Aujourd’hui elle va bien, elle vit, elle reprend vie.
Elle gardera une cicatrice, emprunte révélatrice d’une expérience de vie éminente…
Vincent Poitier, alias « le pensiologue. »
27 août 2026.
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