On le dit agnostique, l’homme du diagnostic.
Il lui a cherché des pouls, et en a trouvés beaucoup.
Pathologie sourde surgissant dans une hâte hippique sur un terrain génétique.
Pendue à un crin de cheval, l’épée de Damoclès est là, dans l’ombre, sournoise…
Alors que la confiance se gagne en mois et en années, il faut à présent la remettre sans retenue à un humain en moins d’une heure, pour sauver son coeur.
Un coeur en cage protectrice qu’il faut ouvrir sans le laisser s’échapper mais pour le rendre libre…
J’ai demandé à Dieu de lui susurrer dans l’oreillette de ne pas avoir peur.
Comment ne pas avoir peur quand on a d’autre choix que de suivre son coeur…
J’ai suivi le mien, car elle y est entrée il y a longtemps, sans même s’en rendre compte, bouleversant tout dans ma vie.
Nos coeurs croisés battent à l’unisson, parfois meurtris mais toujours dans notre maison, celle du coeur.
Je lui ai offert le mien, elle peut s’y accrocher. Nous sommes liés, bon gré mal gré, quoi qu’il advienne.
Nous avons vécu tant de choses magnifiques, et quelques fois éprouvantes…
Il s’appelle Brieuc, l’homme qui verra et touchera son coeur, qui le sauvera de ses mains habiles.
Le mien bat pour elle, avec elle, à chaque flux sanguin, à chaque instant.
Je suis là, de tout mon coeur, même si cela semble dérisoire au vu de l’enjeu…
C’est tout ce que je puisse faire. Plus rien n’a d’importance que sa délivrance.
Je remercie Dieu, de lui envoyer l’ange Brieuc.
J’ai confiance en lui, je l’ai tout de suite vu dans ses yeux…
Vincent Poitier, alias « le pensiologue. »
05 août 2026.
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