

Préambule.
Je n’avais pas rédigé de chronique de personnages régionaux depuis fin 2023, mais les circonstances de la vie, une fois encore, m’y ramènent en la personne de Sabrina Ferooz, alias « La Fée Rose. »
J’ai connu Sabrina (Sab’) il y a de cela une vingtaine d’années, un peu par hasard, lors d’une soirée pyjama chez une amie commune, soirée à laquelle nous étions invités avec Laurence, mon âme soeur.
Nous nous sommes recroisés occasionnellement durant ces vingt dernières années en toute sympathie.
Dernièrement, j’ai fait appel à ses services d’infirmière à domicile pour les soins post-opératoires de Laurence qui sort de trois pontages coronariens sous sternotomie. J’ai naturellement pensé à Sab’, comme une évidence.
Elle me parla du livre qu’elle avait écrit et qu’elle s’apprêtait à publier au sujet de l’endométriose, sujet qu’elle connaît personnellement. Ce mal dont elle souffre depuis très jeune et dont l’envie de témoigner en vue de partager son expérience personnelle s’est imposée à elle.
Je l’ai aidée un « chouyat », fort de mon expérience personnelle, pour la mise en page et le format et, dès sa parution, j’ai naturellement ressenti l’envie de le lire, ce que je fis un dimanche matin sans qu’il me tombe des mains un seul instant.
L’histoire de Sab’ m’a interpellé et touché, je ne savais pas… On ne sait jamais vraiment, somme toute, avec qui que ce soit.
Je ne me doutais pas que derrière son sourire, sa bienveillance, sa disposition à l’écoute, un tel champ de bataille avait construit la Femme qu’elle est aujourd’hui.
Elle est l’Alice de Lewis Carroll, redessinant la légende et supplantant le Lapin Blanc.
Alice, un monde où tout devient possible (sic), après cinq années d’errance médicale et dix années pour comprendre, accepter et reconstruire (sic), choisissant les personnes à qui elle confie son corps meurtri (re-sic).
Il faudra qu’elle apprenne à vivre avec ce qu’il reste, de ce corps… Il faudra l’habiter autrement que par la douleur et faire la Paix avec le corps qu’elle a aujourd’hui (sic).
En 2016, elle quitte son emploi de cheffe de service en maison de repos pour prendre son indépendance professionnelle et s’émanciper de toute forme de management, directives et incompatibilités diverses, embrassant la fonction d’infirmière indépendante à domicile.
Accompagnant les personnes en connaissance de cause (elle connaît la douleur de l’intérieur (sic)), elle refuse de s’excuser davantage, de se justifier et de convaincre (sic), et elle choisit son « chemin. »
Elle a accepté sans hésiter l’interview-échange que je lui ai proposée à l’occasion de la sortie de son bébé littéraire car elle veut transmettre son expérience, en transition depuis l’Epreuve à la Sérénité (sic, chapitre « Notes personnelles« ).
ressenti l’envie de le lire
L’interview-échange.
(Mercredi 14 octobre, 11h15′)
Question 1:
Merci Sab’ d’avoir accepté cette rencontre consignée sur mon blog.
Au travers de ton livre, ton histoire est touchante, violente, bouleversante, transparente, sincère. On a mal pour toi et avec toi…
Des années d’errance médicale, de 2004 à 2012, année du diagnostic d’endométriose. Tu compares ton corps à une véritable enquête policière jusqu’à cette année-là.
J’ai le sentiment que le coupable a été mis en détention préventive mais qu’il a ensuite bénéficié de la clémence du jury, considérant qu’il n’existait pas de dol dans le chef du coupable de tous tes maux.
Est-ce un peu grâce à Alice?
Réponse 1:
« Peut-être… Alice permet de voir les choses autrement. Elle vit dans un monde de fous dans lequel elle reste clémente malgré tout, sans animosité, restant gentille, fidèle à son éducation. Enfant, j’étais couvée car j’étais déjà malade très jeune. J’étais souvent comparée à d’autres. Douze années de logopédie (dyslexie) et je devais faire plus d’efforts que les autres pour m’imposer. L’univers d’Alice m’a toujours parlé, comme un monde refuge. Le Lapin blanc me fascinait. Je ne supporte pas que l’on soit en retard. On a tous connu aussi notre chapelier fou. »
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Question 2:
Tu suggères de choisir les personnes à qui on confie son corps car la maladie ne s’arrête pas à la porte d’un cabinet médical. Même si la médecine est nécessaire mais qu’elle ne fait pas de miracle, ce que tu répètes plus d’une fois dans ton ouvrage, tu crois qu’elle tâtonne encore beaucoup, de nos jours?
Réponse 2:
« Le diagnostic doit cocher toutes les cases, en médecine. Sans ça, on identifie mal les pathologies. La médecine est carrée, assez rigide, donc cela peut conduire à une forme d’errance médicale. Chaque praticien a sa spécialité, ce qui ne favorise pas vraiment l’approche globale du patient, ce dont j’ai souffert personnellement jusqu’en 2012, année du diagnostic d’endométriose. »
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Question 3:
En 2016, tu quittes les structures médicales au profit de ton indépendance professionnelle en qualité d’infirmière indépendante à domicile.
Tu veux accompagner les personnes, ne plus manager, car tu sais ce que représente être malade, même si une pathologie n’est pas une identité.
Tu connais la douleur de l’intérieur et pour toi, l’écoute des patients est prépondérante, n’est-ce pas?
Il est là, ton chemin?
Réponse 3:
« 2016 signifie la première partie de mon chemin. Jusque là, c’était trop de paperasse, trop de management, j’avais perdu l’essentiel. Il me fallait retrouver du sens de vie, qui j’étais. J’ai su ensuite ce que je ne voulais plus. Retrouver de l’humain était capital. 2016 est un moment de bascule, même si je sentais les choses arriver depuis longtemps. Le saut dans l’indépendance fut un véritable saut de l’ange, personne n’y croyait. Avant, j’étais souvent en retard, maintenant, je suis plus tard, je gère mon planning différemment. »
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Question 4:
Par l’approche hollistique, tu as appris à vivre avec ce qui reste de ton corps en l’habitant autrement que par la douleur (sic).
Pour reprendre tes propres mots dans le livre, le corps est une partie d’un puzzle?
Réponse 4:
« Le puzzle est la personne dans le puzzle du monde. Nous sommes un puzzle dans un puzzle. Si l’on ôte une pièce du nôtre, il faut la reconstruire, sans qu’elle soit identique. On la remplace par un halo un peu flou que l’on travaille énergétiquement jusqu’à ce qu’elle s’intègre dans l’image générale. Cela peut demander de nouvelles routines et accepter que ça ne fonctionne pas du premier coup. »
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Question 5:
« Je suis ici, je respire, je suis encore là. »(sic)
« Je recherchais une chose: MOI. »(sic)
C’est le credo que tu souhaites partager, de l’Epreuve à la Sérénité?
Réponse 5:
« Oui! Je suis toujours vivante, malgré tout ça. Sans ces épreuves, je ne me serais jamais trouvée. Je ne peux pas dire que je sois heureuse d’avoir traversé ces épreuves mas je suis ce que je suis grâce à elles. Mon rapport à la douleur a évolué. Le fait de ne pas avoir mal, parfois, peut m’inquiéter plus que le fait d’avoir mal. S’habituer à ne pas avoir mal peut être déconcertant car deux jours sans douleur sont assez rares.
La Sérénité est l’Harmonie avec ce que je vis. Sentir la pluie sur ma peau, observer un escargot évoluer, contempler, me font ressentir la vie en moi et autour de moi. Je ne perds pas ma sérénité si j’ai mal. Je peux par exemple, entre deux patients, me recentrer quelques minutes dans ma voiture, pour être disponible et maîtresse de mon temps, contrairement au Lapin blanc.«
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Question 6:
Quelle question souhaiterais-tu que l’on te pose, ou quel changement espères-tu qu’il advienne, après la lecture de ton livre: « Mon corps n’était pas mon ennemi« ?
Réponse 6:
« Des choses à changer au niveau médical pour la prise en charge de l’endométriose ainsi qu’au niveau des idées reçues et préjugés à l’égard de cette pathologie.
J’aimerais qu’on cesse de me demander pourquoi je n’ai pas d’enfant, ou quand j’en aurai, ou pourquoi non. A un enterrement, on ne demande pas à quelqu’un pourquoi il n’est pas mort, que je sache… J’ai tendance à inverser les question ou à les retourner à l’envoyeur…«
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Question 7:
Merci Sab’, pour ton livre et pour ta confiance. Tu as déjà de bons retours de tes premiers lecteurs (via Facebook). As-tu l’intention d’organiser un petit évènement ou une séance de dédicace prochainement? Par quel biais ton livre est-il distribué, où et comment?
Réponse 7:
« Oui, je suis étonnée de ces premiers retours positifs. C’est mon premier livre, c’est une expérience folle.
Les gens lisent mon histoire, cela me touche, même si j’appréhende les retours au fur et à mesure.
Le livre est distribué via le site du « Livre en Papier » qui l’imprime (catalogue en ligne), par moi-même en me contactant personnellement (tél ou réseaux sociaux), mais il n’est pas en librairie à ce stade. »
Conclusions.
Sabrina (Sab’), la Fée Rose, est une Femme debout qui a appris à le rester au milieu des tempêtes de sa vie (ce sont ses mots).
« Comprendre, accepter, reconstruire » (sic), est le lot de toutes les formes de deuils, quels qu’ils soient.
Tel est le message que je retiens de la rencontre et l’échange avec Sab’.
Son livre « Mon corps n’était pas mon ennemi » est plus profond que le sujet dont il traite à savoir l’endométriose, à mon humble avis.
Il est un message plus universel au travers duquel tout le monde peut se retrouver au travers de son chemin personnel, en terme de résilience et d’introspection.
Ce livre élève celui ou celle qui accepte de lâcher du lest et il distingue la lutte du combat, me semble-t-il.
Etre son propre ennemi n’est pas vecteur de guérison.
Nous ne sommes pas un corps mais nous l’habitons, ce que souligne la Fée Rose. Il est donc indispensable d’entrer en lien avec lui, tentant de comprendre les messages qu’il essaie de nous livrer, bon gré mal gré.
Ce livre délivre, il délivre un message spirituel et vibratoire, mais pour cela, il faut être récepteur conscient…
Pour l’acquérir, cliquez sur le lien en rouge suivant:
Mon corps n’était pas mon ennemi
Ou encore suivez Sab’ via son profil Facebook (lien en bleu):
Page FB de Sab’:
A bientôt pour d’autres billets ou chroniques sur mon blog.
Vincent Poitier, alias « le pensiologue. »
14 octobre 2026.
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