291 – Billet Slam gratifiant: « Medicus, set in primis homo. » (médecin, humain avant tout).

Fantasy healer examines a woman in a stained-glass infirmary
Image générée par I.A.

Les co-errances font cohérence, dans un monde où tout le monde n’a pas sa chance.

On scande des blasphèmes émanant des systèmes.

On crie à l’hérésie voire même à l’incurie.

Il y en a qui détestent, d’autres qui manifestent.

Certains dénoncent, tirent des coups de semonces.

On veut de l’équité, on veut de l’intégrité.

On va chanter des louanges à la messe du dimanche.

Chaque jour on se fâche, puis un jour le coeur lâche.

Plus le temps d’être morose quand le corps cyanose.

On appelle le docteur, on lui dit qu’on a peur,

Qu’on est dans la psychose, qu’il faut faire quelque chose.

La vie est en danger, on ne peut rien présager.

On demande de l’écoute, que l’on lève tous nos doutes.

Le système de santé est phagocyté, il se fait un peu prier,

Mais de l’autre côté du miroir, c’est une toute autre histoire.

Des hommes et des femmes, au teint diaphane,

Confient tous leurs maux, aux bons soins médicaux.

Prodigués par des gens, qu’on appelle des soignants,

Dont prescrire la cure n’est pas une sinécure.

De mon propre aveu, ce ne sont certes pas des dieux,

Mais j’ai vu dans leurs yeux que bientôt ça ira mieux.

Sans aucun oracle, sans promettre de miracle,

Ils ont fait confession de vouloir guérison.

De leur art et leur science, il firent tout en conscience,

Pour soulager le mal, dans chaque chambre d’hôpital.

Un sourire, un regard, un bonjour, un aurevoir,

Humanité perfusée dans chaque geste posé.

Gratitude tombée en désuétude,

Je veux séant t’exprimer, contre toute habitude.

Tout malade qui s’adosse, à leur sacré sacerdoce,

Devrait remercier, médecins et infirmiers.

La vie n’est pas un dû, la soigner est une vertu.

Ecrire ces quelques ambages, afin de leur rendre hommage.

Vincent Poitier, alias « le pensiologue. »

02 octobre 2026.

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