
Alors que nous revenons du barrage du Ry de Rome sur Couvin (cf ma chronique 201 sur même blog), et ce, pour la troisième fois, je décide de faire un détour par Nismes (Viroinval), à 15 minutes à peine de notre première étape, et découvrir le fameux « Fondry des chiens. »
J’en entends parler depuis un moment et les photos partagées sur le web m’intriguent et piquent ma curiosité.
Nous stationnons dans le village de Nismes, et empruntons à pied la rue « Roche Nannette » qui grimpe en cul de sac vers le site non fléché ni balisé, ce qui, je dois dire, m’étonne franchement.
Circonspects, Lô et moi-même suivons notre gps piéton et atteignons lentement le plateau calcaire convoité au bout de quelques cinq-cents mètres.
Laurence peine à grimper avec les douleurs poitrine qui l’assaillent depuis plus de trois mois, ce qui m’inquiète, malgré le bilan cardiaque effectué récemment.
Tandis que ma moitié récupère sur un banc en bois, je m’approche du vaste gouffre d’une vingtaine mètres de profondeur et d’un périmètre de plus de deux-cents mètres. La surprise est relativement époustouflante…

J’ai le sentiment d’avoir été téléporté vers un autre pays, en quelques instants.
C’est curieux comme la nature est espiègle…
La roche calcaire fut dissoute très lentement au cours des ères, par les précipitations, avec un résultat ébahissant évoquant des gorges.
Je vous passe volontiers cette fois le côté historique du site, et vous laisse vous référer au net.
Il est possible de descendre dans le ventre de ce phénomène géologique particulier, répertorié comme un site remarquable en Europe, mais des scouts flamands turbulents occupent les lieux avec assez peu de considération et un certain tapage…
Soit, nous contemplons et nous ravissons du spectacle, perchés assis sur son pourtour qui demeure très dangereux en cas de chute (attention les enfants).
Plusieurs sentiers sillonnent les alentours et une boucle de quatre kilomètres permet de profiter de la nature environnante, mais nous avons huit kilomètres dans les pattes et le temps semble vouloir se dégrader.


Une très fine pluie estivale éteint toutes velléités exploratoires et nous invite à regagner doucement la voiture, aux environs de 17 heures, et bien nous en pris, car une averse très soutenue s’abat localement alors que nous quittons Nismes pour une petite heure et demi de route vers Huy.
Ayant fait d’une pierre deux coups avec le barrage du Ry de Rome et le Fondry. j’admets que ce dernier ne mérite peut-être pas un tel déplacement, mais si vous passez dans cette région, ne manquez pas de vous y arrêter, ça vaut le coup d’œil et peut-être simplement un moment de paix et de contemplation méditative, hors période de camps scouts, cela va sans dire…
Vincent Poitier, alias « le pensiologue. »
02 juillet 2026.
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